Transits 2/3
Les pièges à éviter
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L'interprétation des transits en tant qu'événements
est à faire avec la plus grande prudence. En effet, il est
nécessaire de garder à l'esprit que l'astrologie est
un clavier symbolique et que la traduction en événements
peut être totalement à coté de la plaque, alors
qu'on ne le sera pas si on évoque avec le consultant, la
dynamique du transit. Prenons l'exemple de Saturne transitant la
maison 12. Ce transit est très souvent considéré
comme néfaste, obscur. Lorsque Arnold Scwhartzenegger briguait
le poste de Gouverneur de Californie, Saturne transitait sa maison
12. Beaucoup d'astrologues en avaient donc déduit un échec
dans sa tentative. Or il a gagné cette élection, ce
qui n'a rien d'étonnant quand on interprète profondément
ce que demande ce transit. Saturne en maison 12 demande un profond
travail de transformation intérieure, des périodes
de solitude, de réflexion, c'est l'oeuvre au noir des alchimistes.
C'est donc en général une période assez difficile
moralement car assez sombre, mais si le travail demandé est
fait, c'est en même temps, une puissance possibilité
de renouveau à l'issue de ce transit.
Il est d'autant plus
difficile d'interpréter à l'avance un transit que
la personne est jeune. C'est en effet par l'observation qu'on
va comprendre comment telle personne vit tel transit. Un transit
de Jupiter pourra signifier pour une personne très voyageuse,
un déplacement de longue haleine, alors que pour quelqu'un
de sédentaire, il pourra s'agir d'une mutation professionnelle
à 100 kms de son actuel domicile.
Un transit n'est pas
un élément isolé du reste du thème.
Une personne avec un thème natal très neptunien vivra
beaucoup plus facilement un transit de Neptune sur le soleil ou
l'ascendant qu'une personne dotée d'un thème saturnien.
Quand on a déjà vécu des transits importants
on peut avoir une idée plus précise de la façon
dont on va recevoir celui qui se produit.
Un transit ne se produit jamais seul
(ou très rarement). Isoler tel transit c'est éventuellement
lui donner beaucoup trop d'importance par rapport à d'autres
qui seraient déjà en cours.
Cataloguer les transits en bons (par
exemple, Jupiter sur le Soleil) ou mauvais (Saturne
sur le Soleil) relève d'une vision simpliste et dangereuse
car elle enferme le consultant dans un déterminisme qui ne
peut que lui nuire. Le résultat d'un transit dépend
de façon extrêmement forte de ce qu'on souhaite profondément
en faire. On peut tout à fait "profiter" d'un transit
de Jupiter pour faire n'importe quelle bêtise sous l'emprise
d'une confiance aveugle en ses capacités. On peut subir un
transit d'Uranus comme un événement très douloureux,
même s'il s'avère libérateur, mais on peut aussi
réfléchir à l'avance au travail demandé
par la planète, et donc impulser les retombées du
transit dans notre vie.
Les transits des planètes extérieures
sont des occasions d'évolution. La vie nous tend une perche
pour progresser (de façon plus ou moins douloureuse). Il
arrive très souvent qu'en fait "il ne se passe rien"
au moment du transit. C'est tout simplement que le natif n'aura
pas saisi la perche que la vie lui tend. Il aura juste ressenti
un découragement, une irritaton, une excitation mais rien
de profond ne se sera passé. L'intérêt de connaître
à l'avance ces mouvements ce n'est pas de faire de la prévision,
mais c'est d'être en mesure d'expliquer au consultant le type
de travail demandé, l'énergie à libérer,
et de lui permettre ainsi d'être plus réceptif et donc
plus acteur de sa propre vie.
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